pucesstrasStrasbourg, le déballage de la Place du Vieil-Hôpital.

Soucieux de la baisse de fréquentation du marché, et de la mauvaise passe dans laquelle le secteur de l’antiquité-brocante se trouve depuis quelques années, les brocanteurs ont négocié avec la ville de Strasbourg un nouveau lieu pour installer leurs stands les mercredis et samedis.

Début juillet, ils quitteront donc la place du Vieil-Hôpital, où ils étaient depuis plus de trente ans, pour celle de l’Etal et les arcades de l’Ancienne Douane, distantes de quelques centaines de mètres, où les brocanteurs s’étaient déjà installés avec succès en 2003, lors de la réfection de la rue du Vieil-Hôpital, emplacement qui bénéficie de plus de passage et d’une bien meilleure visibilité.

Ils ont aussi obtenu la garantie de pouvoir déballer sur la place Broglie dans le cadre du «Marché européen de l’antiquité-brocante» cinq à six fois par an au lieu de quatre actuellement. «Nous voulons faire un marché de la brocante digne d’une capitale européenne et plein de cachet» explique l’adjoint au maire chargé des foires et marchés. L’élu souhaite établir une charte de qualité, en concertation avec les professionnels du secteur. Elle s'inspirera de textes déjà en application dans d’autres marchés aux puces reconnus.

Il faut bien dire que depuis la chute du dollars et la crise du pouvoir d’achat, le marché de l’antiquité est particulièrement sinistré, subissant les assauts répétés des vides-greniers, et la concurrence déloyales des pseudos particuliers qui y déballent sans acquiter de taxes professionnelles. Aux célèbres Puces de Clignancourt, à Paris, on ne compte plus les marchands qui ont mis la clé sous le paillasson depuis le début des années 2000.